Naomi Osaka parle de la solitude de la maternité dans un nouveau documentaire

Récemment sorti sur Tubi, le documentaire consacré à Naomi Osaka “The Second Set”, revient sur la façon dont sa maternité a changé son rapport au sport.

Naomi Osaka et sa fille Shai. Crédit photo : Tubi

Quadruple championne de Grand Chelem avant ses 25 ans, Naomi Osaka est aussi célèbre pour ses coups droits que pour son engagement, sur et en dehors du terrain. Très ouverte au sujet de la santé mentale dans le sport, elle a également souvent pris position contre les violences policières et le racisme, sans craindre ni la perte de sponsors, ni de popularité. Devenue mère il y a deux ans, elle souhaite désormais mettre en lumière la difficulté de conjuguer maternité, vie professionnelle et personnelle et la nécessité de prendre du temps pour soi, sans jamais que cela ne soit associé à de la faiblesse. 

“Il faut une championne pour élever une championne”

Une force, justement, qu’elle tient manifestement de sa mère, à qui elle a tenu à rendre hommage à travers son documentaire produit par Hana Kuma et Nike. “Quand je pense à une supermaman, c’est quelqu’un qui ressemble à ma mère, avoue la tenniswoman, Les gens la décriront sûrement comme quelqu’un d’ordinaire, mais une mère avec deux enfants doit nourrir ses deux enfants, aller au travail, revenir, préparer le repas des enfants. Plus ou moins consacrer chaque heure de sa journée à s’inquiéter de ce que ses bébés sont en train de faire.” 

Un constat que Naomi Osaka a fait tardivement, en devenant elle-même maman, en juillet 2023, d’une petite Shai née de son ex-union avec le rappeur Cordae. Elle avoue d’ailleurs dans la vidéo avoir été touchée, plus jeune, de ne pas voir sa mère plus souvent sur le court. “En grandissant, je n’ai pas vu ma mère assister à mes matchs très souvent, se souvient-elle, parce qu’elle était toujours en train de travailler. Alors un de mes plus grand souhait pour elle, c’était qu’elle prenne sa retraite.” Peut-être est-ce pour cela que, lorsqu’elle a elle-même expérimenté la maternité, Naomi Osaka a repensé à sa mère. Souvent. “J’aimerai être comme elle. Elle est tellement soucieuse des autres et énergique,” s’émeut la championne de 27 ans. 

Mère ou performante, un choix impossible ? 

Un amour sans compromis qui a manifestement inspiré Naomi Osaka à devenir mère à son tour, elle qui avoue “avoir toujours rêvé d’avoir une famille”. Pourtant, en réalisant son désir le plus cher, la championne mettait en péril son autre ambition : rester au top du panthéon des meilleures joueuses de tennis du monde. Dans le trailer du documentaire, on entend par exemple un coach lui dire : “Tu ne sais pas comment ton corps va s’en remettre. C’est un risque énorme que de mettre ta carrière sur pause pour poursuivre une grossesse.” Des discours auxquels de nombreuses femmes sont régulièrement confrontées, laissant l’impression qu’elles doivent nécessairement faire le choix entre la maternité et leur profession, quelle qu’elle soit. Car si la championne a longtemps espéré la retraite pour sa propre maman, ce n’est pas comme ça qu’elle voit les choses pour elle.

Cette sensation, Naomi Osaka y a été exposée plus que quiconque. “Qui es-tu pour penser que tu vas pouvoir revenir ?,” s’est-elle longtemps questionnée. Et bien, à en croire son come-back triomphant dans le top 30. “Mon retour est une lettre d’amour à toutes les mères,” se félicite-t-elle dans la bande-annonce de son documentaire, avant de faire une déclaration indirecte à sa fille : “Certains diront qu’elle a mis fin à ma carrière. Moi, j’ai la sensation qu’elle l’a fait commencer.”

29 août 2025

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