L’application Yuka condamnée pour “pratiques commerciales déloyales” et “trompeuses”

Un premier revers pour l’application qui scanne vos produits cosmétiques et alimentaires.

Crédit photo : DR

Elle est devenue en quelques années une véritable référence pour les consommateurs qui souhaitent s’alimenter sainement. Yuka, application dédiée à la nutrition mais également aux produits cosmétiques, a été condamnée lundi par le tribunal de commerce d’Aix-en-Provence pour “pratiques commerciales déloyales” et “trompeuses” ainsi que pour “des actes de dénigrements” à l’encontre du fabricant de charcuterie ABC Industrie, rapporte l’AFP. Epinglé par Yuka notamment pour une teneur en nitrites élevé sur un de ses jambons, ABC Industrie accusait l’application de lui avoir “occasionné d’importants préjudices financiers et moraux, outre une atteinte grave à sa réputation”.  

Julie Chapon, la dirigeante de Yuka s’inquiétait en juillet dernier lorsque la plainte avait été déposée : “Financièrement, ça pourrait s’avérer compliqué pour nous. On nous réclame un million d’euros de dommages et intérêts, en sachant que l’année dernière, notre bénéfice net s’élevait à seulement… 20 000 euros”. Contre les 714 000 euros demandés par ABC Industrie, Yuka devra finalement en verser 25 000. Si l’application s’est vue condamner pour préjudice moral, elle se félicite que son “système de notation Yuka n’a pas été remis en question”.

Yuka devra également retirer certains qualificatifs rattachés au jambon à la coupe vendu par ABC Industrie tels que “mauvais” et “médiocres” mais aussi l’appréciation “risque élevé” attribué à l’additif E250 (nitrite) ainsi que les termes “cancérogènes” ou “génotoxiques”.

Récemment c’est adidas qui a été épinglé pour greenwashing dans sa dernière campagne Stan Smith.

14 septembre 2021

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