Comment le foot féminin en Angleterre a-t-il réussi à séduire les sponsors plus qu’en France ?

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La Women Super League attire les plus gros noms.

Crédit photo : Manchester United Women

À l’heure où la Women Super League (WSL) vient de débuter en Angleterre, les yeux sont rivés sur l’évènement inédit qui a débuté le vendredi 3 septembre par une victoire de Manchester United sur Reading (2-0). Le championnat national, qui a vu le jour en 2011, connaît la plus grande couverture médiatique qu’elle n’a jamais eu depuis sa première saison. Et les promesses d’audience pour cette nouvelle saison sont en hausse exponentielle de 300% d’après les spécialistes. Des chiffres qui attirent de plus en plus de sponsors autour de la ligue féminine de football au Royaume-Uni. La raison ? L’Euro féminin qui devait se dérouler cet été en Angleterre, et qui a été reporté d’un an à cause de la pandémie, aura lieu cette année outre Manche. “Les marques voient de plus en plus le sport féminin et ses audiences comme des leviers pour les aider à atteindre leurs objectifs commerciaux”, a expliqué Kelly Simmons, directrice du football professionnel féminin à la Fédération anglaise (FA), à l’agence Reuters.

Les “namers” quesako que ça ?

En mars dernier, la WSL (Women Super League) a annoncé l’acquisition de ses droits de diffusion télé par les chaînes nationales BBC et Sky Sports. Un investissement qui s’étend sur trois saisons et qui s’élève à près de 28M d’euros, soit environ 9,3M d’euros par saison, et qui s’accompagne d’une exposition inédite des clubs et de leurs partenaires, la BBC étant une chaîne publique. En comparaison à la France, Canal+ paie 1,2M d’euros par saison pour la diffusion du championnat français de foot féminin. Cette évolution positive sur le sol anglais est également marquée par la hausse des montants affiliés aux “namers” dans le football féminin. Autrement dits ceux qui donnent leur nom au championnat, comme la Ligue 1 Uber Eat en France, par exemple. La banque nationale Barclay a elle rejoint la WSL en 2019 contre près de 4M d’euros par an pour acquérir l’appellation The Barclays FA Women’s Super League. Elle dévoilait d’ailleurs une but hilarante pour l’annonce de la nouvelle saison de la WSL. L’assureur Vitality, a lui donné son nom à la Coupe d’Angleterre féminine contre un montant non révélé mais décrit comme “le plus lucratif de son histoire” par la presse nationale.

Aux droits versés par les chaînes TV et à l’argent de ces “namers” vient s’ajouter les versements des sponsors, spécifiques aux équipes féminines. Parmi les deals les plus importants, la chaîne de restaurants outre-atlantique Fridays, qui a signé pour le dos de maillot de près de cinq équipes en WSL. Selon les études, cet intérêt pour les marques visant le foot féminin leur permet de cibler un public plus familial. Parallèlement à ces évolutions, les salaires en hausse, malgré un plafond salarial de 40% du budget des clubs, attirent de plus en plus de joueuses de très haut niveau. À tel point qu’aux Jeux Olympiques de Tokyo, le championnat anglais dénombrait près de 44 joueuses contre 37 dans le championnat américain. Le seul et dernier point faible de la WSL cette saison : l’affluence au stade qui demeure faible durant les matchs.

Découvrez également les images de la première édition féminine du tournoi de street-foot IMPULSTAR, qui a eu lieu dans le tout nouveau city-stade co-financé par Instagram.

13 septembre 2021

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