Les expositions à faire à Paris au printemps

Métro, boulot, expos.

Crédit photo : Thaddaeus Ropac

Qui dit printemps à Paris, dit expositions ! Alors que le soleil revient et que les oiseaux se mettent à chanter, les musées, eux, renouvellent leurs accrochages et programmations. L’occasion de se faire une petite balade culturelle dans les rues de la capitale, tout en en prenant plein les yeux. On vous liste nos préférées.

Ariana Papademetropoulos, Glass Slipper

Pour sa première exposition en France, la Californienne a choisit d’investir les murs de la galerie Thaddaeus Ropac. Son univers, à la fois hyperréaliste et profondément onirique, se décline sur des peintures monumentales, des sculptures tout aussi imposante et des installations immersives, dont ce gigantesque aquarium dans lequel le visiteur est à s’allonger, casque sur les oreilles (pour écouter une composition originale de Nicolas Godin, moitié du duo Air), entouré de kissing fish.

Crédit photo : Thaddaeus Ropac

Galerie Thaddaeus Ropac
Jusqu’au 16 avril 2026
Entrée gratuite

Paola Pivi, Live again

Avec « Live again », Paola Pivi transforme la Galerie Perrotin en un espace poétique et immersif où nature et artifice se confondent. L’exposition déploie une installation spectaculaire composée d’un ensemble d’étoiles réalisées à partir de citronniers réels, envahissant les salles, à la manière d’une constellation végétale. Fidèle à son univers décalé et sensoriel, l’artiste s’amuse des perceptions et détourne les éléments du vivant pour créer une expérience à la fois étrange, ludique et contemplative, invitant le visiteur à repenser son rapport à l’environnement et au merveilleux.

Crédit photo : Perrotin

Galerie Perrotin
Jusqu’au 18 avril 2026
Entrée gratuite

Annette Messager, Une hirondelle ne fait pas le printemps

Pour la toute première fois, Annette Messager s’empare du Musée de la Chasse et de la Nature. À travers plus de 80 œuvres, elle y explore la figure animale comme miroir des passions humaines. Peluches détournées, corps hybrides et formes chimériques composent un monde aussi poétique que dérangeant, où les frontières entre humain et bêtes sauvages se brouillent. Pensée comme un dialogue avec les collections du musée, l’exposition oscille entre humour, classique du travail d’Annette Messager, violence et rêverie.

Crédit photo : Musée de la Chasse et de la Nature

Musée de la Chasse et de la Nature
Du 14 avril au 20 septembre 2026
Plein tarif : 13,50 euros

Africa Fashion

Avec Africa Fashion, le Musée du quai Branly – Jacques Chirac succède au Victoria and Albert Museum pour célèbrer une scène mode africaine ultra créative, portée par une nouvelle génération de designers qui mixent héritage, culture et futur sans complexe. Entre pièces haute couture, textiles iconiques, photos et vidéos, le parcours retrace plus de 60 ans de création et raconte l’histoire d’une véritable révolution stylistique où Lagos, Dakar ou Johannesburg s’imposent désormais aux côtés de Paris ou Milan sur la carte mondiale de la mode.

Crédit photo : V&A Museum

Musée du quai Branly – Jacques Chirac
Du 31 mars au 12 juillet 2026
Plein tarif : 14 euros

Marilyn Monroe : 100 ans !

Pour le centenaire de Marylin Monroe, la Cinémathèque française retrace la vie et la carrière de la blonde la plus célèbre de l’Histoire, ne célébrant pas uniquement l’icône pop mais démontant aussi la fabrication du mythe pour retrouver l’actrice derrière l’image. Costumes originaux, photos signées Eve Arnold ou Richard Avedon, extraits de films ou encore documents rares se succèdent dans un parcours qui nous plonge tout droit dans le Hollywood des années 50, qui a trop longtemps sous-estimé la comédienne. Entre glamour, star-système, sexisme et désir d’émancipation, l’exposition propose une relecture plus fine, presque politique, d’une figure que tout le monde croit connaître.

Crédit photo : Cinémathèque

La Cinémathèque française
Du 8 avril au 26 juillet 2026
Plein tarif : 14 euros

Ladji Diaby, Who’s Gonna Save The World ?

Au coeur de Lafayette Anticipations, Ladji Diaby assemble tout un tas d’objets du quotidien, de fragments abandonnés, de reliques spirituelles et restes de pop. Chaque élément vient d’une vie passée, que ce soit la sienne ou celle des autres, et devient le morceau d’un récit plus large. En toile de fond, l’anthropocène et l’idée d’un monde en fin de cycle, mais sans posture dramatique. Ici, la chute est un point de départ, et l’histoire est à la fois intime et collective. L’exposition fonctionne alors comme un espace de recomposition, où ces artefacts deviennent des sortes de talismans pour imaginer autre chose, un futur fragile, bricolé, mais où tout est encore possible.

Crédit photo : Ladji Diaby

Lafayette Anticipations
Du 1er avril au 19 juillet 2026
Entrée gratuite

Henry Taylor, Where thoughts provoke

Where thoughts provoke plonge le visiteur dans un portrait sensible et politique de l’Amérique contemporaine, déployé au coeur du Musée Picasso. Sur deux étages et treize salles, l’artiste américain (qui signe ici sa première grande rétrospective française) expose une centaine d’œuvres, où chaque visage, qu’il soit proche ou anonyme, raconte un petit bout d’histoire. Sa peinture, directe et instinctive, mêle récits personnels et mémoire collective, tout en dialoguant avec l’Histoire de l’Art, de Picasso, bien sûr, à Philip Guston.

Crédit photo : Henry Taylor

Musée national Picasso-Paris
Du 8 avril au 6 septembre 2026
Plein tarif : 16 euros

Moi et les autres, regards d’artistes sur nos vies en ligne

Moi et les autres explore nos vies en ligne à travers une trentaine d’œuvres contemporaines, des vidéos, aux installations, en passant par des images diverses et des performances. L’exposition interroge la mise en scène de soi, les relations aux autres et l’impact des réseaux sociaux sur nos identités et nos pratiques sociales, à l’ère de l’hyper-connexion.

Crédit photo : Françoise Petroitvh

Fondation EDF
Du 13 mars au 27 septembre 2026
Entrée gratuite

100% L’Expo

Grand rendez-vous des amoureux de l’art contemporain comme des dénicheurs de talents, 100% L’Expo réunit la crème de la crème de la création émergente française. De jeunes talents diplômés depuis moins de cinq ans qui investissent chaque année plus de 3000 mètres carrés d’espace d’exposition pour y présenter des oeuvres aussi innovantes qu’engagées, entre peinture, sculpture, vidéo, design ou performance.

Crédit photo : La Vilette

Grande Halle, Parc de la Villette
Du 8 avril au 26 avril 2026
Entrée gratuite

Peindre un refuge

La Chapelle XIV réunit les deux artistes les oeuvres tissées de Rosanna Lefeuvre et les sculptures de Claire Lézier dans une exposition poétique, directement inspirée du travail des (rares) femmes impressionnistes. Un dialogue suspendu dans l’agitation parisienne.

Crédit photo : Chapelle XIV

Chapelle XIV
Jusqu’au 3 avril 2026
Entrée libre

Clair-obscur

« Clair‑obscur » à la Bourse de Commerce – Pinault Collection explore les contrastes, entre ombre et lumière, à travers peintures, sculptures, vidéos et installations immersives d’artistes modernes et contemporains, dont Pierre Huyghe, Bill Viola ou Jean Dubuffet.

Crédit photo : Pierre Huyghe

Bourse de Commerce – Pinault Collection
Jusqu’au 24 août 2026
Plein tarif : 15 euros

Hommage à Chéri Chérin – Avec la participation de JP Mika

Figure majeure de la peinture populaire congolaise, Chéri Chérin (1955–2025) est aujourd’hui célébré par son élève JP Mika à la Galerie Anagalia. Rassemblant des tableaux du maître et des toiles de son apprenti, l’exposition témoigne de son influence dans l’Histoire de l’Art et dans la culture congolaise.

Crédit photo : Galerie Angalia

Galerie Angalia
Jusqu’au 2 mai 2026
Entrée gratuite

Henri Matisse, 1941–1954

Véritable plongée intense dans les treize dernières années d’Henri Matisse, la nouvelle exposition du Grand Palais témoigne d’un tournant dans la pratique de l’artiste, qui a doucement fait évoluer sa peinture vers un langage visuel fait de formes découpées et de couleurs pures. Pour l’occasion, le musée a rassemblé plus de 230 oeuvres, retraçant sa métamorphose créative, à découvrir dans un parcours XXL pensé comme une traversée de l’atelier de Matisse.

Crédit photo : Le Grand Palais

Grand Palais
Jusqu’au 26 juillet 2026
Plein tarif : 19 euros

Alexander Calder, Rêver en équilibre

La Fondation Louis Vuitton propose une rétrospective majeure du sculpteur américain Alexander Calder, et réunit en son sein près de 300 oeuvres, allant des portraits en fils de fer aux mobiles monumentaux, à l’occasion du centenaire de l’arrivée de Calder à Paris et des cinquante ans de sa disparition. Petit bonus ? Le parcours met aussi en regard des artistes qui l’ont entouré et influencé, offrant un chouette panorama de la créativité et de l’inventivité de son époque.

Crédit photo : Fondation Louis Vuitton

Fondation Louis Vuitton
Du 15 avril au 16 août 2026
Plein tarif : 18 euros

Lee Miller

L’exposition Lee Miller retrace la trajectoire unique de cette photographe américaine, trop longtemps cantonnée au rôle d’égérie et enfin reconnue aujourd’hui comme une figure majeure du 20ème siècle. Sur près de 250 tirages anciens et modernes, le parcours explore sa vie et sa carrière, de ses débuts dans la mode et dans les cercles surréalistes parisiens, à ses portraits uniques et ses reportages de guerre.

Crédit photo : Lee Miller

Musée d’Art Moderne de Paris
Du 10 avril au 2 août 2026
Plein tarif : 17 euros

La mode en majesté, haute couture et tradition à la cour de Thaïlande

Pour sa nouvelle exposition, le MAD fait dialoguer tradition royale thaïlandaise et haute couture européenne à travers un parcours constitué d’une centaine de tenues et accessoires exceptionnels, issus de la collection royale thaïlandaise. On y a apprend notamment la façon dont Sa Majesté la reine Sirikit a modernisé les costumes de cour en collaborant avec des historiens, des créateurs thaïlandais et de grandes maisons occidentales comme Balmain ou Lesage. Au fil des pièces de soies brodées, des robes cérémoniales, des costumes traditionnels et des archives de couture, l’exposition raconte une histoire d’élégance, d’échanges culturels et d’innovations textiles qui font de ce patrimoine vestimentaire un pont entre tradition ancestrale et créativité internationale.

Crédit photo : Musée des Arts décoratifs

MAD Musée des Arts décoratifs
Du 13 mai au 1ᵉʳ novembre 2026
Plein tarif : 15 euros

Hilma af Klint

Occasion rare de découvrir en France l’œuvre d’une figure pionnière de l’abstraction trop longtemps méconnue, la rétrospective Hilma af Klint revient sur l’oeuvre de la peintre suédoise du même nom, dont les compositions visionnaires mêlent couleurs vives, géométrie et symbolisme inspiré par la théosophie, ne pourront que vous séduire. Bien avant Kandinsky, elle avait créé, dès 1906, un langage abstrait radical, qu’elle a soigneusement gardé secret jusqu’à sa mot. Prends ça, Malevitch.

Crédit photo : Grand Palais

Grand Palais
Du 6 mai au 30 août 2026
Plein tarif : 15 euros

Sous toutes les coutures

Qui a dit que le Musée de la Poste ne pouvait pas présenter sa propre expo mode ? Baptisée Sous toutes les coutures, cette exposition consacrée aux vêtements de travail rassemble objets, textiles, photographies et arts graphiques pour montrer comment uniformes, tabliers ou tenues de chantier protègent, distinguent et valorisent les corps, tout en reflétant l’évolution des sociétés. Plus qu’une simple histoire de chiffon, l’expo révèle la manière dont ces habits façonnent aussi et surtout notre perception du travail, de l’hygiène ou encore du rôle social de chacun.

Crédit photo : Musée de la Poste

Musée de La Poste
Du 8 avril au 22 septembre 2026
Plein tarif : 11 euros

Johny Pitts, Black Bricolage

À travers 20 ans de recherches visuelles, Jonnhy Pitt pose un regard singulier et nuancé sur les expériences afro‑descendantes contemporaines dans son exposition Black Bricolage. Photographies, archives, documents personnels et récits sont ainsi assemblés à la manière d’un puzzle, qui joue avec jeux de miroirs, de flous et de fragments, pour penser l’Afropéanité, cette multi‑appartenance culturelle de personnes noires vivant en Europe, au‑delà des clichés et des récits dominants. Une véritable invitation à interroger nos représentations, nos mémoires et nos histoires communes, entre images et témoignages.

Crédit photo : Johnny Pitts

Maison Européenne de la Photographie – MEP Studio
Du 10 avril au 24 mai 2026
Plein tarif : 13 euros

Prolongations

Prolongations réunit à l’Institut des Cultures d’Islam trois artistes, M’barka Amor, Ouassila Arras et Dalila Dalléas Bouzar, qui investissent l’espace comme un terrain de jeu, de sport et de réflexion. Entre peinture, sculpture, broderie et dessin, le parcours s’inspire du sport pour questionner des récits de corps, de collectif et d’identité, révélant comment se croisent espoirs, désillusions et déterminismes sociaux sur le terrain.

Crédit photo : Cecile Fakhouri

Institut des Cultures d’Islam
Du 20 mars au 26 juillet 2026
Entrée gratuite

K‑Beauty. Beauté coréenne, histoire d’un phénomène

Non, il ne s’agit pas d’une activation client chez Sephora, mais bien de la nouvelle exposition du Musée Guimet. Car la « K-Beauty » ne date pas d’hier, le Musée national des arts asiatiques nous plonge dans près de trois siècles d’esthétique coréenne, du royaume de Joseon aux visages hyper‑médiatisés de la K‑Pop mondiale. Et dévoile l’évolution des canons de beauté coréens tout en appuyant sur le fait que non, la K‑Beauty n’est pas simplement une tendance cosmétique passagère, mais bien le résultat d’une philosophie culturelle, façonnée par l’histoire, la tradition et l’innovation.

Crédit photo : Musée Guimet

Musée national des arts asiatiques – Guimet
Jusqu’au 6 juillet 2026
Plein tarif : 15 euros

26 mars 2026

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De l'île de la tentation à la JLC Family, comment la téléréalité banalise la tromperie

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