Booba met son avocat à disposition des victimes d’influenceurs

Dans le viseur du rappeur : l’agente de personnalités de télé-réalité Magali Berdah.

Magali Berdah pour Vanity Fair
Crédit photo : Anais Boileau

Booba en justicier du dropshipping. Voici la nouvelle mission que s’est donnée le rappeur qui vient d’annoncer sur les réseaux sociaux qu’il mettait à disposition des victimes d’escroqueries son équipe d’avocats. Sur Twitter, l’artiste dénonce les arnaques liées à la technique du dropshipping qui consiste à vendre plus cher un produit disponible sur des sites comme Wish ou Ali Express et affichant initialement un prix jusqu’à dix fois moindre. Cette méthode de vente est largement utilisée par les influenceurs, notamment de la télé-réalité, pour vanter les mérites d’un produit qu’ils n’ont souvent eux-même jamais testé. “Depuis que j’ai commencé à dénoncer les escroqueries de Magali Berdah et sa clique de voleurs, je reçois des dizaines de messages de gens qui en ont été victimes. Arnaques financières, fausses promesses d’investissements très lucratifs, objets commandés en ligne et reçus cassés ou défectueux, contrefaçons…”, écrit Booba sur son compte Twitter avec dans son viseur l’agence de communication Shauna Events.

Montée par l’agente de personnalités de télé-réalité Magali Berdah, la société gère les partenariats marques de vedettes du petit écran comme Nabilla ou encore Maeva Ghennam. En 2020, Magali Berdah reconnaissait avoir bien recours au dropshipping dans les colonnes de Vanity Fair. Une technique de vente qu’elle dit avoir commencé à mettre en place bien malgré elle. “On en a fait sans le savoir et on s’est mis à avoir des tas de problèmes”, reconnaît-elle. Pour faire face aux mauvaises retombées, elle monte alors un service juridique “qui met à poil tous les sites” qui veulent travailler avec elle et n’accepte de promouvoir que le “dropshipping propre”, validé par ses juristes, relate Vanity Fair en 2020. “On est les seuls à le faire et c’est dommage, parce que les erreurs des autres rejaillissent sur nous”, continue l’agente.

Booba lui n’en démord pas. “Non seulement je vais dénoncer ce système partout, mais je mets à disposition de tous ceux qui l’ont subi mes équipes d’avocats”, écrit l’artiste qui invite toutes les victimes d’escroqueries de la part d’influenceurs de télé-réalité à envoyer leurs témoignages et preuves à son équipe d’avocats.

Sur le site économie.gouv, le gouvernement rappelle dans un long article les lois et les mesures qui encadrent la vente faite par dropshipping. Si elle est totalement légale, le vendeur doit tout de même répondre à plusieurs obligations. Comme respecter le délai de livraison, ne pas avoir recours à des pratiques commerciales déloyales, en particulier, celles visant à diffuser des informations inexactes ou incomplètes ayant pour but d’inciter le consommateur à acheter rapidement.

La méthode elle, rapporte. En 2020 l’agence de Magali Berdah aurait affiché un chiffre d’affaires estimé à 40 millions d’euros. Mais l’an dernier, sa pouline Nabilla a été condamnée à 20 000 euros d’amendes pour “pratiques commerciales trompeuses” sur Snapchat. Elle avait été épinglée pour avoir fait la promotion d’un site de trading de bitcoins. Le Ministère de l’économie a lui annoncé en 2021 vouloir renforcer les contrôles suite à un boom des arnaques auprès des particuliers.

5 juillet 2022

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