L’importance des initiatives féminines dans le rap français

À l’occasion de la sortie des toutes nouvelles Creeper de Puma x Fenty nous nous sommes entretenues avec les lauréates du concours Rappeuses en Liberté, supportées par le félin dans le début de leur carrière.

Saturnz porte la Fenty x Puma Creeper Phatty Earth Tone blanche
Crédit photo : ANCRÉ

Depuis maintenant trois édition Puma France soutient le programme Rappeuses en Liberté, un concours mais aussi un mentorat à destination de la nouvelle scène féminine dans le rap français. Avec comme marraine Chilla cette année, le cru de 2023 a vu l’avénement de Lyloow, Turtle White et Saturnz, trois jeunes femmes qui vont pouvoir bénéficier d’un accompagnement professionnel dans le début de leurs carrières. Résidences créatives, enregistrement d”émissions de radio ou encore shooting photos, elles sont accompagnées par des acteurs du secteur pour mieux les aiguiller dans la jungle de l’industrie musicale. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvées avec les trois lauréates à l’occasion de la sortie de la dernière Creeper de Fenty x Puma. Paires de Rihanna aux pieds, elles se confient sur

Saturnz porte la Fenty x Puma Creeper Phatty Earth Tone blanche
Crédit photo : ANCRÉ

ANCRÉ : Comment réussir à faire entendre sa voix de femme dans un univers rap ultra saturé et concurrentiel ?

Lyloow : Je pense qu’il faut être originale. Ne pas avoir peur d’être qui on est et surtout rester soi-même.

Saturnz : ⁠Dans un milieu aussi concurrentiel que le rap, c’est dur de faire entendre sa voix tout court indépendamment du fait d’être une femme ou un homme. Aujourd’hui il y a tellement de personnes qui rappent que c’est dur de trouver la bonne recette pour aller le plus loin possible et sortir du lot.

Turtle White : ⁠Je dirais en restant fidèle à soi-même et en gardant en tête le pourquoi de tout ça. Aujourd’hui, il y autant d’artistes différents que d’auditeurs différents. Se faire entendre, c’est une chose, mais se faire entendre longtemps et pour les bonnes raisons ça passe, selon moi, par sa capacité à être à l’écoute en tant qu’artiste. J’ai l’un de mes mentors qui dit souvent que : l’art de se faire écouter et de captiver son auditoire réside premièrement dans notre capacité d’être à l’écoute.

Lyloow
Crédit photo : ANCRÉ

Vous avez participé à une initiative, Rappeuses en Liberté, qui aide les jeunes rappeuses à trouver un accompagnement. Ce genre de projet, genré et à destination des femmes seulement, est-il pour vous un véritable tremplin ? 

Lyloow : Pour moi Rappeuse en Liberté est un véritable tremplin car il permet de rencontrer des professionnels qui nous aident à évoluer dans notre jeune carrière et toutes les opportunités sont un vrai plus. Ça fait grandir en tant qu’artiste et donne de l’expérience.

Saturnz : J’ai toujours eu pour habitude lors d’évènements, de concours ou de concerts d’être qu’avec des hommes et ce ne m’a jamais réellement posé un problème. Comme au sport que je pratique, le judo, où j’ai toujours eu l’habitude d’être la seule femme. Alors quand j’ai été sélectionnée par Rappeuses en Liberté, je me suis demandée comment allait être l’atmosphère n’ayant jamais été entourée que de femmes. Le résultat m’a surprise. Je ne me suis jamais sentie aussi bien que pendant l’aventure. Je n’ai pas seulement retrouvé des femmes. J’ai rencontré des artistes à part entière avec chacune sa source d’inspiration et sa fibre artistique. Ce genre de tremplin est essentiel pour aider les jeunes artistes.

Turtle White : S’il y a autant de candidatures à ce genre d’initiative c’est que c’est encore nécessaire. Maintenant j’ai envie de dire que la fin d’une chose vaut mieux que son commencement. Je reste optimiste et je me dit qu’un jour les femmes n’auront plus besoin qu’on leur fabrique des safe place dans le rap game.

Lyloow porte la Fenty x Puma Creeper Phatty Earth Tone marron
Crédit photo : ANCRÉ

Certaines voix s’élèvent pour dire qu’on ne devrait pas parler de rap féminin mais de rap tout court. Qu’en pensez-vous ? 

Lyloow : Je pense qu’il n’y a pas de rap féminin ou masculin. Simplement une passion pour la musique peu importe le genre.

Saturnz : Le rap féminin n’existe pas pour moi, ce mot est à bannir définitivement du vocabulaire. Pourquoi il existerait « du rap » de façon globale et à côté de ça une autre catégorie. Non le rap, c’est du rap. Arrêtons de vouloir qualifier les domaines artistiques/ sportifs en fonction du genre de celui qui le ou la pratique.

Turtle White : Je suis d’accord le mot rap a déjà son masculin et son féminin. Un rappeur ou une rappeuse qui font du rap. C’est limpide et ça suffit largement pour s’exprimer. Pas besoin de plus.

Turtle White porte la Fenty x Puma Creeper Phatty Earth Tone verte
Crédit photo : ANCRÉ

Que vous apporte le rap dans votre vie personnelle ? 

Lyloow : La rap m’apporte l’amour des mots il m’aide aussi à m’exprimer et apporte un côté urbain à ma musique qui est un mélange entre rap et pop urbaine.

Saturnz : Le rap, c’est devenu mon quotidien, c’est ma source de motivation et c’est ce qui me pousse à aller plus loin. La musique m’a permise de voyager, de rencontrer du monde même de prendre confiance en moi et ça c’est magique.

Turtle White : C’est un exutoire, ma safe place, c’est là-bas que je me permets d’être qui je veux, de parler de ce que je veux comme je veux. C’est mon meilleur moyen d’expression.

Turtle White
Crédit photo : ANCRÉ

Les Fenty x Puma Creeper Phatty Earth Tone sortiront ce 25 avril sur le site de Puma.

26 avril 2024

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