Yseult quitte la France

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La chanteuse parisienne se sentait “blâmée pour qui elle était” en France.

Crédit photo : David Maurel pour YARD

Ce vendredi 26 mars, la chanteuse Yseult a accordé une interview à la presse anglaise The Guardian dans laquelle elle se livre sur son histoire, ses engagements ainsi que la vision qu’elle souhaite véhiculer à travers son processus de création. Alors qu’elle remportait le prix de la Révélation féminine aux Victoires de la Musique, la chanteuse confie avoir quitté la France pour habiter à Bruxelles. “Ce n’est pas seulement une victoire pour moi, c’est une victoire pour mes frères et sœurs. Nous avons arraché cela, notre liberté, notre indépendance, cet espace. Nous le méritons.”, déclarait-elle durant son discours avec la volonté de mettre en lumière les invisibles, des invisibles pas assez soutenus en France selon elle.

Pour les minorités encore invisibles

En France, je me suis sentie blâmée pour qui j’étais“, confie Yseult à The Guardian. Aujourd’hui, c’est dans la capitale belge, Bruxelles, que l’artiste française a décidé d’emménager. Une ville “éclectique” où elle s’y sent libre, entendue et épanouie : “Ses habitants accueillent la diversité et assument leur passé colonial, qui est encore un tel point aveugle pour la France.“. Yseult s’exprime régulièrement à travers son art sur les problématiques de la représentation du corps, de la place de la femme noire en France ainsi que celles de la santé mentale, notamment dans le milieu artistique. “Je veux que toutes les minorités, encore invisibles en France, soient présentes dans le paysage culturel. Pas pour le plaisir de la représentation, ajoute-t-elle, mais pour ce que nous pouvons apporter. Nous devons être présents dans la culture parce que nous sommes présents dans la société. Nous voulons que nos contributions soient reconnues.”.

Sans vouloir être l’étendard d’une cause, l’artiste dit suivre une formation pour améliorer la clarté et la portée de son message. “Mon objectif est simplement d’être consciente de l’environnement hostile dans lequel vit notre génération, à la fois en tant que citoyenne et en tant qu’artiste, et de partager mon récit à travers mon travail“, souligne-t-elle. Une démarche judicieuse, menée en parallèle de son projet d’ouverture, d’ici cet été, d’une retraite pour les musiciens surmenés par la course au profit des labels de musique.

Découvrez également le nouveau clip de la version live de “Fly” d’Aya Nakamura, en plein milieu des Galeries Lafayette.

26 mars 2021

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