Bella Hadid accuse Instagram de vouloir la censurer suite à son soutien pour la Palestine

La mannequin palestino-néérlandaise s’est emparée de son compte pour s’exprimer sur les dernières violences qui ont eu lieu à la mosquée d’al-Aqsa à Jerusalem.

Crédit photo : Self Portrait

Bella Hadid a récemment utilisé son compte Instagram pour exprimer son soutien envers la Palestine suite aux dernières violences survenues ce vendredi 15 avril sur l’Esplanade des Mosquées à Jérusalem. Des affrontements entre manifestants palestiniens et policiers israéliens ont eu lieu, faisant plus d’une centaine de blessés. Sur le réseau social, la supermodel palestino-néerlandaise a posté plusieurs vidéos dans lesquelles on aperçoit les violents échanges qui ont eu lieu suite à l’intrusion des forces de l’ordre israéliennes dans l’enceinte de la mosquée d’al-Aqsa. “Si vous voulez que j’arrête de parler, ils devraient arrêter de tuer.”, a écrit la mannequin en guise de légende. Ces publications interviennent quelques jours seulement après que la jeune femme de 25 ans ait accusé Instagram de vouloir la censurer lorsqu’elle prend position pour la Palestine.

Bella Hadid face à Instagram

Très sensible à la cause palestinienne, Bella Hadid dont la famille de son père, Mohammed Hadid, a fui la Palestine en tant que réfugiés en 1948, n’hésite pas à prendre partie dans ce conflit qui oppose Israël et la Palestine. Depuis son compte Instagram, elle sensibilise ses 51 millions d’utilisateurs mais dit être restreinte par le réseau social dès qu’elle relaie ses positions sur le conflit en cours. “Mon Instagram m’empêche de poster en story, à peu près uniquement quand mes stories sont basées sur la Palestine, j’ai remarqué. Lorsque je publie un message sur la Palestine, je suis immédiatement “shadow ban” et près d’un million de personnes en moins voient ma story et mon message“, a-t-elle écrit sur son réseau. La mannequin s’est également plaint de ne pas parvenir à reposter en story certains de ses contenus liés à la Palestine. Des accusations qu’elle a réitéré dans un post Instagram toujours visible.

“Si vous voulez vraiment me faire taire, tout comme les journalistes, ou vraiment toute personne qui essaie d’éduquer sur la Palestine, Instagram, je continuerai à avancer avec la paix, en montrant des informations factuelles sur la façon dont les Forces de défense israéliennes, le gouvernement israélien et les colons attaquent des Palestiniens innocents sans raison, si ce n’est simplement parce qu’ils sont Palestiniens.”, note t-elle.“Mais je ne continuerai pas à m’asseoir ici et à laisser le nom de mon peuple être calomnié comme s’il faisait constamment quelque chose de mal pour mériter ce genre d’abus. Un abus absolument NON PROUVÉ. Dans leur maison, et sur leur terre, où ils ont vécu pendant des centaines d’années. Surtout maintenant, pendant le mois sacré du Ramadan.”, poursuit-elle.

En mai 2021, Dua Lipa et les soeurs Hadid avaient été accusées d’être “les nouvelles brigades d’influenceurs du Hamas” dans une publicité publiée par le New York Times suite à leur prise de position en faveur de la Palestine.

C’est quoi être shadow ban sur Instagram ?

Le shadowban sur Instagram est une technique de modération qui consiste à diminuer grandement la visibilité des posts et stories d’un compte lorsque la plateforme détecte des activités anormales. Si Instagram a toujours démenti l’existence du shadow ban, plusieurs articles sur le net décryptent ce qui pourrait causer ce “bannissement caché”. Les raisons : des actions de like ou follow massives, l’utilisation de bots ou encore de hashtags bannis, la publication de contenus à connotation sexuelle ou relative à toutes formes de violence ou un grand nombre de signalements du compte. Une fois ces activités détectées, Instagram mettrait dans l’ombre les publications ou stories des comptes identifiés comme dangereux. Les publications du compte ne remonteront pas dans le feed de ses abonnés et/ou le nom ne s’affichera pas dans la barre de recherche. Dans le cas de Bella Hadid, cette censure digitale semblerait résulter de plusieurs signalements à la chaîne suite à ses prises de position ou encore de l’utilisation des hashtags liés aux attaques au sein de la mosquée d’al-Aqsa.

À la question comment sort-on d’un shadow ban, plusieurs solutions hypothétiques sont proposées par les utilisateurs qui en ont fait l’expérience. Parmi elles, l’arrêt de l’utilisation des applications tierces ou des hashtags susceptibles d’être bannis, “repasser son compte en personnel, attendre un peu puis le repasser en professionnel” comme le suggère le blog MyTrendyLifestyle ou encore arrêter les publications et stories pendant 48 heures selon le centre de formation Influence Académie.

19 avril 2022

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